Résumé pour ceux qui sont pressés : le marché a cessé de baisser, sans repartir à la hausse. Les écarts se creusent entre les segments plutôt qu’entre les communes.
Les maisons récentes et bien isolées tiennent
C’est le segment le plus solide. Une maison classée A à C, construite après 2010, correctement située, trouve preneur rapidement et à un prix proche de l’estimation. La demande dépasse l’offre disponible, simplement parce que peu de propriétaires vendent dans cette catégorie.
Les passoires thermiques décrochent
À l’autre bout, les biens classés F et G se négocient avec une décote qui s’est installée durablement. L’acquéreur intègre désormais le coût des travaux dans son offre, ce qu’il ne faisait pas systématiquement il y a quatre ans.
Cela ne veut pas dire que ces biens ne se vendent pas — ils se vendent, mais à un prix qui reflète le chantier à venir.
Les appartements récents restent liquides
Portés par la demande des salariés du CERN et des organisations internationales, les appartements de deux à trois pièces proches des transports continuent de se vendre vite. C’est le segment où le délai moyen est le plus court.
Le terrain constructible est devenu rare
Peu de mises en vente, et une pression réglementaire croissante sur l’artificialisation des sols. Quand un terrain viabilisé se libère, il part généralement au-dessus de l’estimation initiale.
Ce que cela change si vous vendez
Le marché ne pardonne plus l’erreur de prix de départ. Les acquéreurs ont accès aux mêmes historiques d’annonces que nous et repèrent immédiatement un bien qui stagne, puis attendent la baisse.
Un prix juste dès la mise en ligne reste, en 2026, la seule stratégie qui fonctionne réellement.